En arabe, le mot « cousine » varie selon le lien familial exact. On ne désigne pas de la même manière la fille de l’oncle paternel, de la tante paternelle, de l’oncle maternel ou de la tante maternelle.
Pour parler de sa cousine, on peut notamment employer :
- Fille de mon oncle paternel : « بِنْتُ عَمِّي » (bintou ammi)
- Fille de ma tante paternelle : « بِنْتُ عَمَّتِي » (bintou ammti)
- Fille de mon oncle maternel : « بِنْتُ خَالِي » (bintou khali)
- Fille de ma tante maternelle : « بِنْتُ خَالَتِي » (bintou khalati)
Cette précision permet de connaître immédiatement la branche de la famille concernée. Nous allons voir comment employer ces différentes expressions en arabe littéraire, leurs usages en darija et quelques exemples simples dans des situations du quotidien.
Comment former le mot « cousine » en arabe littéraire ?
En arabe littéraire, ces expressions suivent une construction très simple : le mot « بِنْت » (bint, « fille ») est associé au membre de la famille qui établit le lien de parenté.

Lorsque l’on parle d’une cousine sans employer de possessif, on retrouve par exemple « بِنْتُ العَمِّ » (bintou al amm) ou « بِنْتُ الخَالِ » (bintou al khal).
Au pluriel, « بِنْت » devient « بَنَات » (banat) :
- Filles de l’oncle paternel : « بَنَاتُ العَمِّ » (banatou al amm)
- Filles de la tante paternelle : « بَنَاتُ العَمَّةِ » (banatou al amma)
- Filles de l’oncle maternel : « بَنَاتُ الخَالِ » (banatou al khal)
- Filles de la tante maternelle : « بَنَاتُ الخَالَةِ » (banatou al khala)
La terminaison peut ensuite changer selon la personne concernée :
- Ta cousine paternelle : « بِنْتُ عَمِّكَ » (bintou ammika), en s’adressant à un homme
- Sa cousine maternelle : « بِنْتُ خَالِهَا » (bintou khaliha), en parlant d’une femme
- Leur cousine paternelle : « بِنْتُ عَمِّهِمْ » (bintou ammihim)
À savoir : ces constructions fonctionnent comme un groupe de mots lié : le second terme vient préciser de quelle branche familiale dépend la cousine.
| Terme arabe | Phonétique | Signification |
|---|---|---|
| بِنْتُ عَمِّي | bintou ammi | ma cousine paternelle |
| بِنْتُ عَمَّتِي | bintou ammti | ma cousine paternelle |
| بِنْتُ خَالِي | bintou khali | ma cousine maternelle |
| بِنْتُ خَالَتِي | bintou khalati | ma cousine maternelle |
| بَنَاتُ عَمِّي | banatou ammi | mes cousines paternelles |
| بَنَاتُ عَمَّتِي | banatou ammati | mes cousines paternelles |
| بَنَاتُ خَالِي | banatou khali | mes cousines maternelles |
| بَنَاتُ خَالَتِي | banatou khalati | mes cousines maternelles |
Voici quelques exemples pour utiliser naturellement ces expressions dans une phrase :
- Exemple 1 : بِنْتُ عَمِّي تَدْرُسُ فِي الْجَامِعَةِ (Ma cousine, fille de mon oncle paternel, étudie à l’université)
- Exemple 2 : سَأَذْهَبُ مَعَ بِنْتِ خَالِي إِلَى الْمَكْتَبَةِ (J’irai à la bibliothèque avec ma cousine, fille de mon oncle maternel)
- Exemple 3 : بِنْتُ عَمَّتِي تُحِبُّ الرَّسْمَ (Ma cousine, fille de ma tante paternelle, aime dessiner)
- Exemple 4 : بِنْتُ خَالَتِي تَسْكُنُ قَرِيبًا مِنْ بَيْتِنَا (Ma cousine, fille de ma tante maternelle, habite près de chez nous)
- Exemple 5 : لَعِبْتُ مَعَ بَنَاتِ عَمِّي فِي الْحَدِيقَةِ (J’ai joué avec mes cousines, filles de mon oncle paternel, dans le jardin)
Comment dit-on « cousine » en arabe dialectal (darija) ?
En darija, les expressions de parenté sont généralement conservées, mais leur prononciation devient plus naturelle et plus courte à l’oral. Le mot « بِنْت » (bint) est par exemple souvent prononcé « bent » au Maghreb.
Dans une conversation, on pourra ainsi entendre des formes comme « بِنْت عَمِّي » (bent ammi) ou « بِنْت خَالِي » (bent khali), avec une prononciation qui varie légèrement selon le pays et la région.
La différence avec l’arabe littéraire se remarque donc surtout à l’oral : certaines voyelles disparaissent, les mots s’enchaînent davantage et l’accent local modifie parfois leur sonorité.
Dans les familles, il est également fréquent d’appeler directement sa cousine par son prénom ou par un surnom affectueux plutôt que d’utiliser systématiquement son lien de parenté.
À retenir : en darija, les expressions restent très proches de l’arabe littéraire, mais prennent une forme plus spontanée dans la conversation.
Dialogue entre Inès et sa cousine
Dialogue entre Inès et sa cousine afin de mieux comprendre le terme employé dans des phrases :
Inès
هَلْ سَنَذْهَبُ إِلَى الْحَدِيقَةِ الْيَوْمَ؟
Est-ce qu’on va au parc aujourd’hui ?
Sa cousine
نَعَمْ، سَنَذْهَبُ مَعَ خَالَتِنَا لِنَلْتَقِيَ بِبِنْتِ خَالَتِنَا هُنَاكَ
Oui, nous allons y aller avec notre tante pour retrouver notre cousine là-bas
Inès
جَمِيلٌ! مُنْذُ مُدَّةٍ لَمْ أَرَهَا
Super ! Cela fait longtemps que je ne l’ai pas vue
Sa cousine
وَهِيَ أَيْضًا سَعِيدَةٌ لِأَنَّهَا سَتَرَاكِ
Elle aussi est contente de te voir
Inès
مَاذَا سَنَفْعَلُ فِي الْحَدِيقَةِ؟
Qu’est-ce qu’on va faire au parc ?
Sa cousine
سَنَلْعَبُ قَلِيلًا، ثُمَّ سَنَجْلِسُ مَعَ خَالَتِنَا
Nous allons jouer un peu, puis nous nous assiérons avec notre tante
Inès
هَلْ نَأْخُذُ مَعَنَا شَيْئًا لِنَأْكُلَهُ؟
Est-ce qu’on prend quelque chose à manger avec nous ?
Sa cousine
نَعَمْ، خَالَتُنَا حَضَّرَتْ بَعْضَ الْفَوَاكِهِ وَالْعَصِيرِ
Oui, notre tante a préparé quelques fruits et du jus
Inès
رَائِعٌ، سَنَقْضِي وَقْتًا جَمِيلًا مَعًا
Super, nous allons passer un bon moment ensemble
Sa cousine
نَعَمْ، هَيَّا بِنَا، خَالَتُنَا تَنْتَظِرُنَا
Oui, allons-y, notre tante nous attend